Iran-terrorisme: : Les services secrets iraniens prépareraient leur terrain de chasse en Europe PDF Print E-mail
mercredi, 08 juin 2005
ImageIran Terror, 7 juin - Des informations récentes ont fait état d’activités croissantes du Vevak à l’étranger pour préparer le terrain à des opérations terroristes contre les partisans de la résistance iranienne, affirme dans un communiqué de presse la coalition du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI).

Ce mouvement d’opposition estime que le Vevak ou ministère des renseignements et de la sécurité de Téhéran qui a multiplié ses menaces contre les partisans de la résistance en Iran comme à l’étranger, a été « encouragé par le rapport de l’organisation new-yorkaise Human Rights Watch contre les Modjahedines du peuple d’Iran ».

D’après ses sources, le CNRI affirme que « cette nouvelle vague d’intimidation qui prépare le terrain à des activités à l’étranger est supervisée au Vevak par le vice-ministre Mohammad Reza Irvani, qui a été responsable de l’assassinat de dissidents l’étranger et de meurtres en série en Iran. »

Coïncidence ou pas, il se trouve « qu’à la suite de la publication du rapport de HWR, les agents du Vevak ont passé de nombreux appels aux sympathisants de la résistance dans divers pays d’Europe. Sur un fond de cassette de Coran, ils leur demandent de retourner en Iran et de cesser leurs activités hostiles au régime, sinon on "vous ramènera en Iran dans des sacs". »

Les pressions n’épargnent pas les familles restées en Iran, ajoute le CNRI. Le Vevak les utiliseraient pour envoyer des adresses de ses sites Internet à leurs enfants à l’étranger. Le CNRI donne une liste : « Irandidban, Iran-Interlink, Nejat, Mahdis, Sepideh, Iran-Ayandeh, Negah-No et Habilian. »

D’après l’opposition, les agents du Vevak se rendent en Iran chez les proches des partisans de la Résistance où ils les appellent en présence de leur famille pour les menacer directement de mort ou d’arrêter leurs parents, s’ils refusent de rentrer au pays.

Le CNRI précise que des dizaines de partisans de la résistance ont fait part à la police de leurs pays d’accueil d’appels du Vevak qui les a menacés de mort : « On a les moyens de te tuer à l’étranger. Ça ne nous coûtera que 1000 dollars. On te poignardera à mort », comme en témoigne l’un d’entre eux. Un autre appel depuis l’Iran a été très clair : « Si tu continues tes activités, ton frère sera renversé par une voiture ici à Téhéran. »

Plus inquiétant encore, le CNRI affirme dans son communiqué qu’un « agent du Vevak qui a torturé et exécuté des dizaines de membres de l’OMPI en Iran, vient d’arriver en Suède pour y demander l’asile. « Le temps des représailles contre les Modjahedines est arrivé » aurait-il déclaré selon ce mouvement d’opposition.

On apprend encore « qu’après de multiples appels téléphoniques à un sympathisant de la Résistance en Suède, un agent du Vevak utilisant l’alias de Amiri, l’a averti par email : « Si tu fais un voyage dans un pays voisin comme la Turquie, Dubai ou l’Extrême-Orient, en Malaisie, en Indonésie ou en Europe ou à Chypre, où là où ça te plaira, je t’y attendrai. »

Le CNRI rappelle qu’il a révélé par le passé que le Vevak utilisait la Turquie, les Emirats Arabes Unis et les pays d’Asie du sud-est pour rencontrer ses agents basés en Europe afin de dissimuler ces contacts aux Iraniens et aux services de sécurité occidentaux.