Les espions venus de l’ombre PDF Print E-mail
mardi, 22 novembre 2005
Extrait Des ennemis des Ayatollahs par Mohammad Mohaddessin

"Grâce à son personnel dévoué, pieux et expérimenté, le ministère des Renseignements et de la sécurité de notre pays (VEVAK) est l'un des organismes de renseignements les plus importants au monde."
Ali Younessi.


Chaque gouvernement a ses propres services de Renseignements et d'espionnage. Le crime organisé opère dans presque chaque coin du monde. Les terroristes sont également actifs dans plusieurs pays. Mais il n’y a qu’un seul pays où les trois agissent sous l’autorité d’un même organisme gouvernemental : le ministère iranien des Renseignements et de la sécurité.


Selon des initiés et des déserteurs, le VEVAK est une mafia notoire de la terreur, du meurtre, de l’espionnage et du crime organisé. Beaucoup de choses ont été dites au sujet de cette agence dont le budget énorme et la puissance non restreinte l'ont transformé en l’un des piliers majeurs du régime des mollahs. Mais les récits les plus choquants sont venus de ceux qui ont travaillé au VEVAK et qui ont collaboré avec lui pendant des années.

Des révélations effrayantes d’un déserteur
Pendant plusieurs années, le VEVAK a employé les services de Jamshid Tafrichi, l’affichant comme un "membre élévé de l’OMPI". Pendant dix ans, Tafrichi a joué un rôle de premier plan dans la propagande de Téhéran contre les Moudjahidine du peuple, en publiant des articles et en donnant des conférences sur "l'emprisonnement, la torture et le harcèlement d'anciens membres de l’OMPI", accusant l'OMPI d’avoir participé à la répression des Kurdes irakiens et prétendant que les Moudjahidine avait reçu la confiance de Saddam Hussein pour stocker ses armes de destruction de massive dans leurs bases. Le VEVAK a également employé Tafrichi pour établir des contacts avec les militants et les artistes qui coopéraient avec le Conseil national de la Résistance iranienne afin de les encourager à retirer leur soutien de la résistance.

Contrairement à la propagande de Téhéran, Tafrichi n’a pas été un membre de l'OMPI, encore moins un haut responsable. Il a quitté l'Iran pour la Turquie en 1988 où il est entré en contact avec l'association locale des sympathisants de l'OMPI. Il a écrit à l'Armée nationale de libération iranienne basée en Irak pour demander de s’y engager. Il est allé en Irak en mai 1989, mais un an après, il a écrit dans une lettre aux responsables de l’ALNI : "Je ne peux pas continuer mon séjour dans l'ALNI, en raison de problèmes et de préoccupations personnels.”

Quelques jours plus tard, Tafrichi a demandé à être envoyé dans un camp de réfugiés dirigé par le haut commissariat pour les réfugiés des Nations Unies. Sa demande a été accordée. En janvier 1991, il s’est adressé au bureau de l'OMPI à Bagdad et a demandé une aide financière pour quitter l'Irak. Il a reçu l'équivalent de 1 800 dollars US et il a quitté l'Irak pour se rendre d'abord en Jordanie et en Turquie, avant de s'installer finalement en Europe.

Tafrichi a révélé après sa défection en 2000, qu’après son arrivée en Turquie en 1991, il avait été abordé par des agents de Renseignements iraniens, qui l'ont recruté. C'était le début d'une carrière secrète au sein du Ministère des Renseignements et de la sécurité qui a continué pendant une décennie. Dans une déclaration écrite sous serment à la Cour d'appel fédérale du district de Columbia en 2001, Tafrichi a écrit :

« Jusqu'à l'an dernier, j'ai prétendu que j'étais un adversaire du régime iranien, tandis que j'effectuais en réalité des missions confiées par le ministère des Renseignements et de la sécurité du régime iranien. Pendant ces années, j'ai activement participé à cette conspiration du régime iranien pour accuser l'OMPI de violations des droits de l'homme. J'ai été également impliqué dans d'autres plans, comme fournir de fausses informations sur l'OMPI aux gouvernements étrangers et prétendu que l'OMPI était soutenue par le gouvernement irakien, pour ternir l'image de l'organisation.

« Durant ces années, le ministère des Renseignements m'a convoqué à Singapour à quatre reprises pour rencontrer les autorités les plus importants du VEVAK. Singapour est un des endroits que le ministère des Renseignements utilise pour rencontrer ses agents. Plus tard, je me suis rendu secrètement en Iran dans un voyage arrangé par le VEVAK et j’ai rencontré les hauts fonctionnaires du ministère à Téhéran et à Chiraz. De 1995 à 1999, j'ai reçu un total de 72 000 dollars du ministère des Renseignements comme paiement pour mon travail.

J'ai rencontré Saïd Emami (alias Chamshiri), le numéro deux du ministère des Renseignements pendant huit ans, qui était à l’origine du meurtre d’au moins 100 dissidents en Iran. Le dernier de ces meurtres en série a été révélé en novembre 1998, quand Dariuch Forouhar et son épouse Parvaneh ont été sauvagement assassinés chez eux à Téhéran. Emami était aussi responsable du meurtre de dizaines de dissidents à l’étranger. J’ai également rencontré Mostafa Kazemi (ou Sanjari, l’adjoint d’Emami), Amir Hossein Taqavi (responsable des opérations anti-OMPI au ministère des Renseignements) et Hossein Shariatmadari (un Général de brigade des Gardiens de la Révolution et représentant du Guide Suprême Ali Khamenei au journal Kayhan, propriété du gouvernement). Mon contact au ministère était un homme qui répondait au nom de Reza, un assistant de Saïd Emami. On a su par la suite qu’il s’appelait Morteza Qobbeh. Il était l’adjoint d’Emami et avait pour tâche de recruter ceux qui avaient quitté l’organisation des Moudjahidine.

Le ministère m’a assigné différentes tâches :
1. Rédiger des rapports et des articles à des fins de propagande contre l’OMPI, puisque j’avais travaillé avec l’organisation auparavant, les accusant de violations des droits humains et d’autres crimes.
2. Recruter des membres mécontents et éloigner de cette coalition les personnes du CNRI n’étant pas membres de l’OMPI.
3. Fournir de fausses informations aux gouvernements européens sur l’OMPI et le CNRI. Je savais que d’autres agents étaient engagés dans des activités similaires dans d’autres pays.

Prétendre que l’OMPI violait les droits humains était l’un des projets les plus sérieux que le ministère poursuivait en-dehors de l’Iran avec moi et un certain nombre d’autres agents. Le ministère était convaincu que s’il parvenait à neutraliser les actions de l’OMPI et du CNRI consistant à dévoiler les violations des droits humains en Iran, les Nations Unies ne condamneraient plus le régime iranien. Ils pensaient que le seul moyen d’y arriver était d’accuser l’OMPI de violations des droits humains. Ainsi, agissant en tant que membres désabusés de l’OMPI, notre responsabilité était d’accuser l’organisation d’abus pour lui retirer l’arme des droits humains.

En 1994, nous étions engagés dans une campagne massive visant à convaincre Human Rights Watch que l’OMPI était responsable de violations  et nous les avons encouragés à préparer un rapport à ce sujet. L’information a également été rapportée au Département d’État américain qui préparait à l’époque un rapport sur les Moudjahidine.

En 1996, utilisant la même histoire contre l’OMPI, nous avons rencontré à Genève le Professeur Maurice Danby Copithorne, Représentant spécial de la Commission des droits de l'homme chargé de suivre la situation des droits de l'homme en Iran. Le ministère des Renseignements a tout organisé pour cette rencontre. Le contact du Pr. Copithorne était Nasser Khajeh-nouri qui opérait des États-Unis mais qui se rendait régulièrement en Europe.

Une tentative similaire a eu lieu auprès d’Amnesty International en 1996, lorsqu’un certain nombre d’agents du ministère des Renseignements ont rencontré le représentant de l’organisation des droits humains en Allemagne.

Une de nos missions était de discréditer l’OMPI aux yeux des membres des parlements et des gouvernements en Europe et aux États-unis. A cet égard, on nous avait demandé de raconter que l’OMPI coopérait avec, ou était aidée par, le gouvernement irakien.

Dans le cadre de ce plan, j’avais pour mission d’informer les organisations internationales ainsi que les gouvernements étrangers que l’OMPI était impliquée dans l’étouffement de la rébellion kurde en Irak. Ce projet était mené sous la supervision de Nasser Khajeh-Nouri, l’agent du régime aux États-Unis. Il a organisé des interviews pour moi et pour d’autres agents avec une station de radio iranienne à Los Angeles pour que nous puissions raconter que l’OMPI réprimait le peuple kurde aux côtés des forces irakiennes. Khajeh-Nouri a par conséquent préparé un rapport à mon nom sur cette question et l’a envoyé aux renseignements américains, aux agences gouvernementales ainsi qu’aux Nations Unies. Ainsi, une organisation non gouvernementale américaine, l’International Educational Development, a rédigé un rapport sur leur enquête à ce sujet réfutant toute allégation contre les Moudjahiddin. Celui-ci a été publié comme document des Nations Unis le 22 août 1995.

De même, Nasser Khajeh-Nouri m’a dit une fois qu’il avait reçu des informations fiables selon lesquelles l’OMPI aidait le gouvernement irakien à acheter des armes chimiques et d’autres types d’armes de destruction massive. Il m’a demandé de divulguer l’information et m’a dit que nous en ferions par la suite une affaire internationale en l’envoyant au gouvernement américain, aux gouvernements européens ainsi qu’aux organisations internationales. Il a dit qu’il apporterait personnellement cette information aux responsables américains. A cette fin, un meeting public a été organisé en juin 1995 à Hambourg en Allemagne, où j’ai divulgué l’information que l’on m’avait confiée.

Accompagné de 13 autres agents du ministère, Tafrichi est allé voir le Pr. Copithorne en janvier 1996 et a prétendu avoir été torturé et emprisonné par les Moudjahiddin. Ce groupe avait des réunions semblables avec des représentants d’Amnesty International et de Human Rights Watch. Fin 2000, dans une lettre adressée au Pr. Copithorne, il a écrit :

Je m’appelle Jamshid Tafrichi et je vous ai rencontré à Genève avec 13 autres personnes, dont deux enfants, en tant qu’anciens membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran le 16 janvier 1996. Je vous avais écrit d’Hambourg à ce sujet un mois avant notre rencontre. L’objectif de notre réunion était d’accuser les Moudjahiddin d’avoir des prisons et de commettre des actes de torture, des exécutions et des violations des droits humains à l’aube de votre visite en Iran et de demander que vous fassiez part de ces informations dans votre rapport.

Après avoir donné les détails des opérations à l’étranger contre l’OMPI ces années là, Tafrishi a écrit :

Ma dernière entrevue avec les responsables du ministère des Renseignements à Téhéran a eu lieu en octobre 1998. L’accord était que je devais annuler les limitations sur les réunions à l’étranger et que j’aille à Téhéran. Un document de voyage m’a été remis par l’ambassade du régime à la Haye et j’ai pris l’avion pour Téhéran sur un vol direct. Pendant le voyage, j’ai rencontré Sanjari, Reza, Hossein et Pirnia. La rencontre avec Sanjari a eu lieu à Chiraz. Mes autres rencontres ont eu lieu à Téhéran à l’Hôtel Laleh. Étant donné la nature secrète de mes liens avec le régime iranien, j’ai été conduit dans un véhicule aux vitres teintées. Les objectifs de ces voyages étaient d’être informé sur plus de soutien du public pour le régime et pour les activités contre la Résistance en dehors de l’Iran en collaboration avec d’autres agents du ministère des Renseignements.

Environ un an après ma dernière visite à Téhéran, lorsque les querelles entre les factions au sein du régime se sont intensifiées à propos des meurtres en série de dissidents dans le pays, j’ai vu des photographies de Saïd Emami et d’autres auteurs de meurtres en chaîne et je me suis rendu compte avec quel type de criminels j’étais en train de collaborer. Ce fut le début du processus qui m’a finalement amené à fuir.

Un plan de désinformation élaboré
Un autre Iranien, Mahmoud Massoudi, a écrit une lettre en août 2002 à Ruud Lubbers, haut Commissaire des nations Unies pour les réfugiés, et a dévoiler les liens actifs entre le ministère des Renseignements et les agents qui opéraient en tant qu’ « ex-membre de l’OMPI » dans de telles campagnes de propagande. La lettre a été publiée dans un certain nombre de journaux et postés sur des sites Internet.

Massoudi a écrit qu’au début de l’année 1994, il a décidé de quitter l’OMPI pour des raisons personnelles et a demandé à se rendre en Europe afin de mener une vie ordinaire. Il a obtenu l’asile politique en Allemagne et a commencé à écrire des articles dans différents journaux en tant que dissident. Il est ainsi rentré en contact avec plusieurs agents du ministère et pendant sept ans, Massoudi est resté proche d’eux. Voici ce qu’il a écrit dans sa lettre au haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés :

Mon expérience de ces sept dernières années a montré clairement que la dictature religieuse au pouvoir collecte des informations politiques par l’intermédiaire de certains groupes et individus, qui se sont identifiés comme des réfugiés politiques et des opposants au régime des mollahs, afin d’assurer sa propre survie et de détruire ses vrais opposants qui veulent la renverser. J’expose donc ici certaines de mes observations et informations fiables, pour lesquelles je suis prêt à témoigner devant n’importe quelle cour de justice :

1. J’ai été informé en avril 2002 que plusieurs individus s’identifiant comme « d’anciens responsables de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran » étaient venus en Europe, notamment en Allemagne, pour obtenir l’asile politique. J’ai ainsi été informé le 5 avril 2002 qu’une réunion avait eu lieu à la maison de Bahman Rastou à Cologne, en Allemagne, avec la participation de Karim Haghi, Hadi Chams Haeri, Mehdi Khochhal, Mohammad -Reza Haghi, Bahman Rastgou, et plusieurs nouveaux arrivants, y compris Mohammad Hossein Sobhani et Farhad Javaheri-Yar. Lors de cette réunion, Sobhani qui est le supérieur de Javaheri Yar, a expliqué les plans et les buts de son équipe en venant en Allemagne et à cette fin ils sont tombés d’accord sur une répartition des tâches. Sobhani et Javaheri-Yar ont dit à ceux qui étaient présents qu’ils venaient d’Iran et que d’autres agents suivraient.

2. Avant la réunion du 5 avril, il a mentionné la mise en place bientôt d’un plan du ministère des renseignements de faire venir en Europe  des individus d’Iran, chez Abol-Hassan Bani-Sadr, Mehdi Khan-Baba Tehrani, Bahman Niroumand, Mansour Bayatzadeh et plusieurs autres pour qu’ils assistent ces nouveaux arrivants d’Iran et qu’ils écrivent des lettres de confirmation pour eux. Ces individus ont promis de faire de leur mieux.

3. Alireza Nourizadeh, un agent du ministère des renseignements des mollahs travaillant sous une couverture de journaliste, m’a dit lors d’une conversation téléphonique le 8 mai : « Il y a des nouveaux individus qui sont venus des Moudjahidine. Il a mentionné Adham Tayyebi (alias Massoud Tayyebi) et a dit, « ils sont venus avec des documents pour prouver que les Moudjahidine ont mené de l’espionnage et des opérations pour le compte de l’Irak et ils ont l’intention de tenir un grand procès et de prouver que les Moudjahidine sont des terroristes. »
Ma propre expérience et celles des autres qui ont déserté les Moudjahidine et qui mènent leurs propres vies en Europe ont montré clairement que ces suppositions ne sont pas crédibles. Je savais très bien que le République islamique avait fabriqué depuis longtemps ces histoires de « mauvais traitements » et « d’emprisonnement » d’individus innocents contre leur principale opposition.

4. Nourizadeh a souligné qu’il fallait absolument soutenir les agents du ministère des renseignements envoyés d’Iran. Il a cordialement accepté un entretien avec Sobhani et m’a demandé de faire l’interview pour la publier  dans le mensuel  Rouzegar-e No. Nourizadeh a récemment acheté ce mensuel avec les fonds qu’il a reçu du régime des mollahs. Il m’a dit qu’il paierait pour toutes les dépenses, y compris le voyage à Doblen en Allemagne, où réside Sobhani habite, pour que je puisse faire l’interview. Je suis allé à Doblen le 30 juillet, j’ai parlé avec Sobhani pendant huit heures, et j’ai enregistré un entretien de 40 minutes avec lui.

5. Le scénario de Sobhani était le suivant : il avait été un responsable du « département politique de la sécurité des Moudjahidine » et il avait été emprisonné et torturé par les Moudjahidine à cause de son opposition à la politique de l’organisation. Après des années de confinement solitaire, il avait été livré aux autorités irakiennes, qui l’avaient emprisonnés plusieurs années avant de l’extrader en Iran. Il a été emprisonné par le ministère des renseignements. Mais le troisième jour de son arrivée en Iran, il s’est « enfui » de la prison du ministère des renseignements et il est parti en Allemagne !
Sobhani n’a donné aucune information sur les détails de son évasion et il a répondu à mes questions là-dessus juste par un sourire.

6.  Sobhani prétendait que sa mission à l’étranger était de combattre les Moudjahidine et la personnalité de M. Massoud Radjavi et la chose la plus importante, selon lui, était d’attaquer M. Radjavi. Il a aussi dit qu’il était responsable d’organiser d’autres « déserteurs des Moudjahidine » qui fuient d’Iran.

7. Après des heures de discussions et plusieurs coups de téléphone avec Sobhani, j’étais persuadé qu’il n’était ni un réfugié politique, ni un déserteur cherchant à vivre une vie tranquille. En fait, il est un agent entraîné envoyé par le ministère des renseignements avec d’importants moyens financiers et de communications et comme il le dit lui-même, « je suis parti d’Iran avec comme seul objectif de combattre les  Moudjahidine et je n’ai pas d’autres missions sauf de m’opposer à eux. »

8. Le 5 août 2002, Sobhani m’a faxé une déclaration de dix pages avec les signatures de Javaheri-Yar et Edward Termadoyan. Sur cette déclaration tapée à la machine, il y avait des corrections faites à la main qui n’appartenait ni à Sobhani ni à Javaheri-Yar ou Termadoayan. Il était clair qu’ils avaient reçu le texte tapé d’un lieu situé hors d’Allemagne et que l’envoyeur original était le ministère des renseignements à Téhéran.

9. Dans cette déclaration, Javaheri-Yar et Termadoyan donnaient un scénario pratiquement identique à celui de Sobhani : Ils prétendaient qu’ils étaient des  « Moudjahidine dissidents » arrêté par les Moudjahidine et envoyés en Irak qui les a ensuite envoyés en Iran. Là bas ils se sont enfuis du ministère des renseignements et sont venus en Europe… Le même scénario a été exactement répété par un autre agent, Hamid-Reza Barahoun. Toutes les personnes qui connaissent quelque peu les prisons notoires d’Iran, savent très bien qu’il est impossible de croire qu’un nombre aussi élevé de prisonniers auraient pu s’enfuir les uns après les autres dans un si court laps de temps.
Durant ces vingt dernières années, on ne connaît que quelques « prisonniers politiques » qui ont réussi à s’échapper des prisons de mollahs. Ainsi comment ces « prisonniers » qui ont pu s’échapper les uns après les autres ont pu arriver si vite en Europe, alors que des milliers de réfugiés iraniens attendent toujours de venir en Europe depuis les pays voisins de l’Iran comme la Turquie, le Pakistan, les Emirats Arabes Unis et l’Azerbaïdjan ?