La propagande de guerre des mollahs contre la résistance iranienne PDF Print E-mail
lundi, 14 novembre 2005
Le régime iranien est assailli à présent par une vive accentuation des protestations hostiles au pouvoir dans le pays. La crise prend des allures de plus en plus inquiétantes pour le pouvoir. Surtout l’approche des élections présidentielles se transformes à une casse tête et manifeste au grand jour l’absence de capacité de se succéder à lui-même. C’est pourquoi, les ténors de la théocratie pointent le doigt vers l’opposition. Ils concentrent leurs activités sur le principal parti de l’opposition iranienne, les Modjahedines du peuple d’Iran (OMPI). En voici quelques exemples :

- De hauts responsables du judiciaire et des services de renseignements se sont réunis à Téhéran pour trouver les moyens de résoudre les crises aiguës qui les atteignent de plein fouet. Djamal Chafi’i, vice-ministre des renseignements et de la sécurité ( le VEVAK*) a fait le point sur la question nucléaire, la situation en Irak et les Modjahedines du peuple, avant de souligner l’importance de la coordination entre le judiciaire et les services secrets dans l’état actuelle des choses. (Source : agence semi officielle Fars, 13 avril 2005)

- Dans des rencontres séparées avec les ministres des affaires étrangères du Danemark, de Belgique et de France, Hassan Rohani, négociateur iranien en chef pour la question nucléaire, et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a demandé à ces gouvernements de réprimer davantage des Modjahedines du peuple. Dans une interview avec le Financial Times, Rohani a adressé une demande similaire à l’administration américaine, disant que c’était une condition pour l’amélioration des relations avec Washington. (Source : Agences de presse et Financial Times du 19 avril 2005).

- Cyrus Nasseri, qui dirige la délégation iranienne dans les négociations avec l’Europe sur le programme nucléaire, a reconnu que les révélations sur le projet nucléaire secret des mollahs par la Résistance iranienne en août 2002 sont à la source de la crise à ce sujet. Il a déclaré à la télévision d’Etat iranien que « notre projet nucléaire suivait son cour et l’agence internationale de l’énergie atomique n’était pas au courant de certains aspects, mais ensuite ces espions ont rendu publiques ces activités et suscité une crise ». (Source : Télévision d’Etat, 7 avril 2005)

- Au moi d’avril, le régime iranien accuse l’OMPI d’être derrière les émeutes hostiles au pouvoir dans diverses parties du pays. Durant une semaine de soulèvements dans la province du Khouzistan dans le sud-ouest du régime, près de 62 protestataires avaient été tués par les forces gouvernementales. Dans son éditorial, le très officiel Djomhouri Eslami écrivait : « La lumière doit être faite sur les activités malfaisantes de [l’OMPI] dans les troubles récents au Khouzistan. »

- Le journal gouvernemental Hamchahri écrivait lui aussi dans son éditorial du 17 avril 2005 : « L’ennemi cherche à créer le désordre, soit en semant la division parmi nos responsables soit en provoquant des affrontements ethniques. La convention organisée par [l’OMPI], à Washington il y a trois jours montre clairement que (…) des efforts très sérieux sont entrepris pour retirer l’OMPI de la liste des groupes terroristes »

Une nouvelle offensive de propagande
Les mollahs se sentent clairement menacé par la Résistance iranienne. La réponse du régime au développement de la crise a été de lancer une nouvelle campagne contre leur opposition. Le mollah Ali Younessi, qui dirige le ministère des renseignements et de la sécurité (VEVAK), la sinistre police secrète, a déclaré à la télévision d’Etat le 15 mars : « J’ai donné des ordres à mon adjoint aujourd’hui pour qu’il informe la communauté internationale sur les crimes de cette organisation [l’OMPI] ».

Le VEVAK a donné pour instruction à ses agents en Europe de tenir plusieurs rassemblements à Paris et dans les environs de la résidence de Maryam Radjavi, la présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne, à la fin du mois du mars. Plusieurs agents ont aussi été envoyés en France à cette fin.

Les autorités du VEVAK espèrent ternir l’image de la résistance à l’étranger par ce genre d’activités. La police secrète iranienne a utilisé un de ses agents en Europe, Karim Hagghi, comme son chef d’orchestre dans cette campagne. Hagghi s’identifie comme « un ancien membre de l’OMPI ». Hagghi qui vit en Hollande, travaille pour le VEVAK depuis 1995 et a été dénoncé par un autre agent du VEVAK en Europe, Djamchid Tafrichi qui a fait défection en l’an 2000. Les services de sécurité hollandais avaient interrogé Hagghi cette année-là après avoir découvert ses liens avec les officiers de renseignements iraniens travaillant à l’ambassade à La Haye. Depuis lors, Hagghi a rencontré ses officiers de contrôle du VEVAK en Turquie, en Malaisie et à Singapour.

Ces dernières années, avec le développement des liens politiques et commerciaux entre Paris et Téhéran, la France est devenue, selon les termes d’un haut responsable iranien : « l’allié numéro un de la République islamique en Europe » et le VEVAK a développé des relations étroites avec la DST française. L’hebdomadaire Le Canard Enchaîné, rapportait en janvier que le patron du VEVAK Ali Younessi était venu en secret à Paris, pour discuter avec les autorités françaises.

Malheureusement, la collaboration étroite entre le VEVAK et ce service français a mené à des activités communes contre la Résistance iranienne. Les agents du VEVAK comme Hagghi ont été amplement utilisé par le service secret français pour monter un dossier contre le CNRI, particulièrement après que deux ans d’enquête sur la Résistance iranienne n’aient pas apporté l’ombre d’une preuve et qu’elle a tourné en un fiasco, puisqu’il est devenu clair qu’elle était instiguée par des accords secrets entre Paris et Téhéran.

Il n’est donc pas surprenant que les agents du VEVAK qui sont venus à Paris le 30 mars pour manifester sur le Trocadéro, et le surlendemain près de la résidence de Mme Radjavi, aient bénéficié de la pleine coopération des autorités françaises. Ils ont été autorisés à tenir leur rassemblement à Paris au même endroit où la communauté iranienne voulait manifester le 10 février, mais en avait été interdite par le gouvernement français. La question qui se pose est de savoir pourquoi le gouvernement français a interdit une manifestation de dizaines de milliers d’Iran sur la place du Trocadéro le 10 février, alors que le but était de protester contre les violations des droits de l’homme en Iran, mais a autorisé quelques dizaines d’agents de la police secrète des mollahs à manifester contre la Résistance iranienne au même endroit ?

Le feu vert des autorités françaises à ces individus, alors que plusieurs services de sécurité en Europe savent parfaitement que Karim Hagghi et ses acolytes travaillent pour la police secrète des mollahs, a fâcheusement surpris de nombreuses personnalités politiques et des militants des droits de l’homme en France, comme Yves Bonnet, l’ancien patron de la DST, Mouloud Aounit, le secrétaire général du MRAP, le sénateur Jean-Pierre Michel, Pierre Bercis, le président de Nouveaux droits de l’homme, et Mgr Jaques Gaillot. Ces personnalités ont publiquement dénoncé cette position du gouvernement français dans une manifestation le 5 avril.

De plus, permettre aux agents des services secrets iraniens de venir en France constitue une violation d’une décision des ministres du Conseil de l’union européenne datée du 29 avril 1997, dans laquelle les ministres des affaires étrangères de l’Union européennes étaient tombés d’accord pour « exclure les agents de renseignements iraniens des Etats membres de l’Union européenne. »

Le VEVAK a commis des dizaines d’assassinats de dissidents iraniens, y compris des membres du CNRI, dans les pays européens, comme la France, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, la Suède, la Norvège, l’Autriche, la Grande-Bretagne, la Turquie et d’autres. On peut s’inquiéter du fait que cette action ne cherche à préparer le terrain à davantage d’opérations terroristes contre les opposants iraniens en France.

Nous observerons plus en détails l’énorme machine que le régime iranien a mis en branle pour mener sa guerre sans merci contre ses opposants ; une guerre qui implique de la propagande, des assassinats, et toutes les armes de l’arsenal de la police secrète des mollahs pour éliminer son opposition.

L’appareil de désinformation des mollahs
Le régime des mollahs s’est beaucoup investi dans cette stratégie contre la Résistance iranienne et a mis au point un système élaboré pour le mettre en place. Le ministère des renseignements, le ministère de l’orientation islamique et celui des affaires étrangères et le corps des gardiens de la révolution (les pasdarans), sont tous impliqués dans la guerre psychologique contre l’OMPI.

La campagne de propagande du régime des mollahs contre ses opposants était à l’origine à l’image des activités et du modus operandi de l’ancien département de la désinformation du KGB. Les instructeurs étrangers qui ont formé les agents iraniens à la « guerre psychologique » et aux techniques de la propagande au début de années 1980 venaient pour la plupart des pays du bloc de l’est. De nombreux gardiens de la révolution et officiers des renseignements qui ont gravi les échelons durant la deuxième moitié des années 1990 comme journalistes, éditeurs ou politiciens, faisaient partie de la première fournée de ces formations. Bien entendu le Vevak a bénéficié dans ce domaine des expériences et de la collaboration de son prédécesseur, la Savak* du chah et de ses anciens agents.

La machine de propagande alambiquée des mollahs mène des opérations complexes de désinformation qui pourrait sembler accessoires ou spontanées à une personne non avertie : des rapports identiques apparaissent simultanément dans des tabloïdes de second ou troisième degré en Europe et aux Etats-Unis sur une soi-disant implication de l’OMPI ans la répression des Kurdes et des chi’ites irakiens, quelques « demandeurs d’asile » émergent de nulle part pour prétendre qu’ils ont été maltraités par l’OMPI il y a plusieurs années ; la presse officielle iranienne rapporte que (l’ancien) régime irakien cache ses armes de destruction massive dans les camps de l’OMPI…

En absence d’information digne de foi sur la manière dont une telle propagande est disséminée par les agences religieuses du régime, on peut affirmer avec raison que les deux parties de ce conflit ont des intérêts dans ces allégations et contre allégations. Il arrive que le public ciblé par les mollahs soit affecté par la propagande et la plupart du temps perplexe ou confus. Ces deux résultats sont une victoire pour les mollahs, car au moins une certaine ombre de doute a pu être jetée sur leur principal groupe d’opposition. L’infâme principe du mensonge de Goebbels semble marcher pour les mollahs.

La Résistance a répondu à cette attaque de propagande en s’appuyant sur son vaste réseau de collecte de renseignement en Iran pour identifier les services et les responsables impliqués dans cette guerre psychologique et dénoncer des documents confidentiels et des preuves liées à leurs activités.

Le Conseil suprême de sécurité nationale

Le Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN), présidé par Mohammad Khatami, est la plus haute autorité qui coordonne cette campagne. Le secrétaire du Conseil, l’hodjatoleslam Hassan Rohani, est un proche de l’ex-président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, tandis qu’Ali Rabi’i, un ancien vice ministre du VEVAK et protégé de Khatami, dirige le secrétariat exécutif du CSSN. Le guide suprême, Khameneï approuve les décisions importantes du conseil.

La propagande étendue des mollahs contre l’OMPI a commencé le tout premier jour qu’ils sont arrivés au pouvoir. Mais leurs opérations de guerre psychologique sont entrées en action après la guerre du Golfe contre l’Irak en 1991. Durant ces années, les mollahs ont essayé de profiter du chaos de l’après conflit dans la région pour éliminer sa principale opposition. Le VEVAK a nettement étendu ses opérations pour arriver à ses fins. Téhéran a déversé davantage de propagande anti-Modjahedines, tandis que ses commandos de la mort multipliaient ses assassinats d’opposants à l’étranger. De 1990 à 1993, les commandos de la mort du VEVAK ont visé des figures éminentes de l’opposition à Genève, Rome, Karachi, Istanbul, Dubaï, Oslo, Stockholm et Bagdad. En même temps, le VEVAK recrutait un certain nombre de transfuges de l’OMPI en Europe pour renforcer sa campagne de désinformation contre les Modjahedines.

Le VEVAK est resté très actif contre les dissidents iraniens en Europe tout au long des années 1990 et a été décrit dans des rapports annuels successifs du Département d’Etat américain sur le terrorisme mondial comme « le parrain du terrorisme le plus actif » au monde. Un haut responsable iranien a reconnu que le VEVAK avait mené des « centaines d’attaques » contre l’OMPI en Irak durant le seul mandat de Saïd Emami comme vice-ministre du VEVAK.

En mars 1996, un procureur fédéral allemand lançait un mandat d’arrêt international contre Ali Fallahian, alors ministre du VEVAK pour avoir ordonné l’assassinat de quatre dissidents iraniens au restaurant grec du Mykonos, à Berlin, le 17 septembre 1992. Dans son verdict final, le procureur allemand accusait le guide suprême Khameneï et le président de l’époque Rafsandjani d’avoir avalisé l’opération. Des verdicts ont été prononcé contre quatre des accusés en avril 1997 et le tribunal a établi qu’un comité commun d’opérations spéciales composé de Khamenei, Rafsandjani, le ministre des renseignements Ali Fallahian et le ministre des affaires étrangères Ali-Akbar Velayati, était responsable d’avoir approuvé les plans pour assassiner les opposants iraniens à l’étranger.

Le rôle des ambassades iraniennes
Les ambassades iraniennes ont souvent été le principal foyer de renseignements et de terrorisme contre les opposants à l’étranger. L’organisation de sûreté internationale Global Security, rapportait que l’« on peut trouver un exemple des efforts coordonnés des renseignements iraniens dans la mission diplomatique iranienne à Bonn située à Godesberg Allee 133-137, qui est le quartier général des services secrets iraniens en Europe. Quelques 20 personnes y travaillent pour le ministère des renseignements et des représentants d’autres services utilisent aussi le troisième étage spécialement sécurisé de l’ambassade, où six bureaux et une radio sont réservés aux agents. Depuis le bâtiment de six étages dans le quartier du gouvernement, les services surveillent les 100.000 Iraniens vivant en Allemagne, harcelant les membres indésirables de l’opposition, et cherchant à se procurer de la technologie en Allemagne pour la production des armes nucléaires, chimiques et biologiques. Dans la seule zone de la langue allemande, il y a une centaine de firmes qui seraient sous influence iranienne pour fournir cette technologie si sensible. D’autres bases d’opérations comprennent les consulats à Frankfort et Hambourg, et la Mosquée de l’Imam Ali de Hambourg, l’un des plus grands centres religieux musulmans hors du monde islamique. »

Après le 11 septembre
Le changement majeur suivant dans les activités des services de renseignements iraniens à l’étranger est venu après la tragédie du 11 septembre 2001 et la guerre en Afghanistan. A l’époque, le CSSN avait décidé d’exploiter les nouvelles circonstances politiques et de concentrer ses efforts internationaux sur l’OMPI pour persuader d’autres gouvernements, particulièrement les pays de l’union européenne, de désigner l’OMPI et le Conseil national de la résistance iranienne comme des organisations terroristes. Téhéran cherchait à faire d’une pierre deux coups : donner un coup politique à la résistance iranienne et détourner l’attention internationale de son propre bilan terroriste.

Alors qu’une offensive diplomatique se menait en sous-sol pour imposer davantage de restrictions sur les activités de l’OMPI dans d’autres pays, le régime des mollahs s’est lancé dans une campagne de désinformation. Le VEVAK a convoqué quelques uns de ses agents en Turquie, aux Emirats Arabes Unis et à Téhéran pour leur donner des instructions afin d’intensifier leurs activités contre l’OMPI. Les agents du VEVAK Karim Hagghi, Mohammad-Reza Hagghi, Ahmad Chams Haeri et Mehdi Khochhal ont reçu pour instruction de faire passer une série de fausses informations sur l’OMPI aux services de police et de sécurité de France, d’Allemagne, de Hollande et des pays scandinaves.

Le régime religieux a également augmenté le nombre de publications et d’articles qui cherchent à diaboliser l’OMPI. A cette fin, le VEVAK a rassemblé un groupe d’écrivains et d’analystes dans le quotidien Keyhan, la plus grande maison d’édition étatique en Iran dirigé par Hosssein Chariatmadari. Chariatmadari, général des gardiens de la révolution et proche confident de Khameneï, est un tortionnaire professionnel et propagandiste de longue date qui a joué un rôle clé dans les opérations de désinformation du régime des mollahs depuis les années 1980.

Le VEVAK a également envoyé des milliers de lettres anti Modjahedines depuis l’Iran aux parlementaires et aux autorités en Europe. Ces lettres portent diverses signatures mais ont souvent un texte identique et la même écriture. Elles accusent l’OMPI de terrorisme et de meurtre de civils innocents. Elles appellent les destinataires à désigner l’OMPI comme terroriste. Dans un article du journal suédois Göteborg Posten du 19 janvier 2002, Cecilia Malmström, une eurodéputée suédoise, dévoilait un exemple de ces manœuvres du VEVAK pour influencer les parlementaires.

L’Organisation de la culture et de la communication islamique
Des agences parallèles impliquées dans l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme ont encaissé un certain nombre de coups dans plusieurs pays, poussant le régime à les réorganiser et à les consolider. Au début de 1995, Khameneï a placé ces services actif dans l’exportation de l’intégrisme et de la campagne de propagande anti-Modjahedines à l’étranger dans une seule organisation unifiée : l’organisation de la communications et de la culture islamique, l’OCCI, Il a nommé un mollah d’origine irakienne Mohammad Ali, à la tête de l’OCCI. Khameneï dirige lui-même le Conseil politique suprême de cet organe qui tient ses réunions dans les bureaux de Khameneï.

L’OCCI comporte cinq directions – la publication, la communication, la logistique culturelle, la recherche, l’administration et les affaires financières – dont chacune se divise en plusieurs services. Les attachés culturels des ambassades à l’étranger sont reliés à la direction de la communication de l’OCCI.

L’OCCI a défini trois objectifs :

1- Des activités anti-Modjahedines, avec le recrutement d’agents parmi les déserteurs des rangs de la Résistance, la poursuite de la guerre psychologique, l’utilisation d’autres figures de l’opposition dans les actions hostiles aux Modjahedines ;

2- Infiltrer la communauté iranienne en exil par le biais de radio en persan et d’autres moyens, le recrutement d’agents, l’encouragement au retour au pays, et l’infiltration des groupes et associations d’Iraniens ;

3- L’exportation de l’intégrisme vers d’autres pays, y compris le recrutement et l’organisation de forces intégristes dans les pays musulmans, l’infiltration dans les communautés musulmanes des pays occidentaux pour y recruter et y inciter à la violence, le recrutement de musulmans, particulièrement des chi’ites, pour des commandos de tueurs.

Sous la présidence de Khatami, l’OCCI a agrandi son rayon d’action. Khatami a nommé trois ministres de son gouvernement au conseil politique suprême de l’OCCI et augmenté son budget de 15%.

Les attachés culturels, qui sont des agents de renseignement professionnels, jouent un rôle important dans l’exportation de l’intégrisme. Ils agissent souvent comme des limiers, à la recherche des groupes intégristes dans leurs pays d’affectation pour y identifier les futurs candidats. Les nouvelles recrues seront finalement envoyées en Iran via des pays tiers pour un endoctrinement idéologique et un entraînement terroriste.

Harcèlement des familles d’opposants
Le VEVAK a pour habitude de harceler et d’intimider les opposants à l’étranger en exerçant des pressions sur la famille restée en Iran. Dans la plupart des cas, le VEVAK oblige les familles à contacter leurs membres à l’étranger pour les obliger à cesser leurs activités hostiles au régime tout comme leur soutien à l’OMPI ou au CNRI. Dans d’autres cas, le VEVAK a arrêté les familles des Iraniens exilés pour les forcer à prendre position contre la résistance ou à collaborer avec le régime.